Avant-match, Canadiens Panthers, 24 octobre.

Toutes comparaisons entre politique et sport mènent à des confrontations futiles, voire à des guerres d’égos. Les deux font rarement bon ménage. Pour cette raison, je ne comparerai pas Jean Charest à Jacques Martin. Or, selon vous, quelle est la position la moins enviable au Québec, lorsque tout va mal?

N’oubliez pas que, médiatiquement, les décisions douteuses des deux postes font énormément couler d’encre. Et font sacrer.

Alors, ne vous inquiétez pas : je n’élaborerai pas sur les différents rebondissements du PLQ. D’ailleurs, ce n’est pas ma tasse de thé. Non. Je vais plutôt m’en tenir à ce que je fais de mieux : critiquer le hockey.

Une des pires expériences de ma vie est survenue samedi : j’ai vu les Canadiens perdre contre le Toronto, dans mon salon, sur un but de Mikhail Grabovski en prolongation, en compagnie d’un plein d’marde maniaque des Leafs.

Ça en fait des virgules. Je voulais que vous perceviez mes émotions avec le ton de la lecture; c’est ça la beauté de la ponctuation. Parce qu’en effet, s’incliner contre Toronto c’est comme perdre au bras de fer contre un homme tronc.

Généralement, versus les rivaux de l’Ontario, les matches éveillent des émotions. Du fait, à la suite d’une prestation terne et en dents de scie à Pittsburgh, je m’attendais à voir les hommes de Jacques Martin survoler la glace du Centre Bell.

Ils l’ont fait.

Le hic? Ils étaient désorganisés. Certains diront que les Leafs leur ont brassé la cage, mais ce n’était pas un facteur déterminant dans l’issue de la rencontre. Néanmoins, je le répète, je veux Chris Neil.

Les joueurs des Canadiens ont essayé. Mais au lieu d’avoir un bon spectacle, les 21 273 partisans ont assisté à une comédie d’erreurs.

Dans les dernières saisons, et même dans l’ère Carbo, les Canadiens profitaient des supériorités numériques lorsque l’adversaire montrait les griffes. Les défenseurs paniquaient rarement lors des sorties de zone. Le gardien tenait son équipe dans le match. Mais pas cette année.

Capitaine Kirk

Nous ne sommes pas dans la chambre. Nous serions malhonnêtes de critiquer le leadership des joueurs, ou leur manque de couilles. Or, nous voyons ce qui se déroule sur la glace. Les joueurs ne jouissent vraisemblablement pas d’une ligne directrice. Même si Gionta, Gill et Gorges forment un trio exemplaire de leaders, ils ne peuvent donner le ton à eux seuls.

J’ai critiqué Jacques Martin, avec raison. Par contre, dans les dernières saisons, lorsque l’avantage numérique fonctionnait à plein régime, nous donnions le crédit à Kirk Muller. Alors, cette fois-ci, nous devrions pointer du doigt l’assistant en charge des unités spéciales, n’est-ce pas?

Est-ce que la perte de Muller est plus grave que prévue ? Rappelons que l’ancien capitaine servait de courroie de transmission entre les joueurs et l’entraineur. D’ailleurs,  dans la dernière semaine, Tomas Plekanec s’est plaint à deux reprises de son utilisation à la pointe sur l’avantage numérique. Manque de communication, quelqu’un ?

Je ne suis qu’un pauvre bloggeur qui vous communique ses états d’âmes. Un bloggeur qui essaie de mettre le doigt sur le bobo. Or, j’espère que la famille Molson se pose des questions : le club se classe au 9e rang quant à la masse salariale, et au dernier rang de l’Est.  Toutefois, il n’y a aucune corrélation entre le talent de l’équipe et sa position au classement actuel. Personne ne va me convaincre que le Tricolore mérite ces échecs. Les Molson ont craché le cash. Gauthier s’en est servi. Mais Martin ne fait que dalle.

L’équipe n’a tout simplement pas de direction précise. Vous pouvez compter sur les meilleurs éléments, mais s’ils ne travaillent pas en unisson et sont mal dirigés, vous en payerez les conséquences. Si le message n’est pas clair et change à chaque jour, vous aller en payer la note.

Parlez s’en au PLQ.

Commentaires d’avant-match :

  • À 19h30, contre les Panthers, les Canadiens n’affronteront pas David Booth et Steven Reinprecht. Ils ont été échangés à Vancouver en retour de Mikael Samuelsson et Marco Sturm.
  • Pas de Théo versus Montréal. Ce sera Jacob Markstrom qui protègera la cage des Panthers
  • Son adversaire? Peter Bud-aille-aille-aille.
  • Jaroslav Spacek fera un retour dans l’alignement. Espérons qu’il stabilisera un peu la défensive.
  • Les trios? Les schtroumpfs ensemble. Les «deux power forward» avec DD. Le meilleur butteur avec l’Harceleur et AK46. Et le nouveau finlandais avec Mr Powerplay et l’inconnu Blender. Blunden.
  • À quoi s’attendre? Honnêtement, le Tricolore ne perdera pas. Je ne serai pas surpris de voir un 6  à 2.

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